Le blog de Pierre StreitLa Royal Navy exsangue?L'annonce récente d'une augmentation des dépenses de défense et surtout la confirmation de la construction de deux porte-avions de 65'000 tonnes ont pu faire croire que la Grande-Bretagne, première puissance militaire européenne, entendait poursuivre son effort de défense et s'en donner les moyens. Or, depuis plusieurs mois, la presse britannique se fait l'écho d'une réduction possible et drastique du nombre de navires et de sous-marins. A terme, la Royal Navy pourrait bien se résumer à deux groupes aéronavals et un groupe amphibie. Soumis par Pierre Streit le Dim, 2007-09-30 13:25
Symétrie, dissymétrie, asymétrieA force d'entendre des exposés sur la guerre dite "asymétrique" ou de lire des articles qui mélangent allègrement trois modes opératoires, il n'est pas inutile de revenir sur certains "fondamentaux". A cet égard, le règlement «Conduite opérative XXI (COp XXI)» de l'armée suisse fournit les éléments nécessaires: Soumis par Pierre Streit le Dim, 2007-09-23 14:17
Réarmement général?La dernière édition de l' "Année stratégique" met en évidence notamment l'augmentation des dépenses militaires dans le monde. En hausse de 37% sur les dix dernières années, celles-ci ont retrouvé leur niveau de la guerre froide. Les Etats-Unis (avec 46 % du total), la Russie, la Chine et l'Inde sont les principaux acteurs de cette remilitarisation de la planète. La globalisation des rapports entre les Etats et leur interdépendance (économie, transports, technologies) ont pu faire oublier un temps que les forces armées restaient un facteur de puissance et d'influence, au même titre que la monnaie ou la culture. Les différentes zones de turbulence mondiales sont là pour le rappeler. Soumis par Pierre Streit le Dim, 2007-09-23 13:25
Les mystères d'un possible raid israélien en SyrieQue s'est-il réellement passé dans la région de Deïr az-Zor, le 6 septembre dernier? Depuis deux semaines, la presse internationale se perd en conjectures, alors que l'Etat hébreu refuse toujours de commenter l' "incident" qui, selon la Syrie, n'aurait fait ni victimes ni dégâts. Soumis par Pierre Streit le Sam, 2007-09-22 09:24
Irak : les "leçons" du passé ?Face à la volatilité de la situation irakienne, l’armée américaine tend à se tourner vers le passé, afin de comprendre comment conduire avec succès une « contre-guérilla » ou une « contre-insurrection ». L’exemple qui suscite le plus d’intérêt est la guerre d’Algérie (1954-1962) et la bataille d’Alger (1957). En Algérie comme en Irak, les foyers d’instabilité principaux se trouvent en ville. Dans les deux cas, l'adversaire est partout et nulle part; une armée régulière est confrontée à des formes de guérilla ou à des groupes armés adeptes du terrorisme de masse; le temps joue en leur faveur. Soumis par Pierre Streit le Dim, 2007-07-22 13:27
L'Irak, laboratoire de la privatisation de la guerre à grande échelle?Les derniers chiffres officiels montrent que le nombre de "civils" sous contrat présents en Irak dépasse désormais celui des militaires américains. Une telle privatisation du conflit pose une série de questions, dont la plus importante est peut-être: qui dirige réellement l'effort de guerre et de reconstruction américain, en fonction de quels objectifs? Plus de 180'000 "civils" - américains, étrangers et irakiens - travaillent actuellement en Irak avec un contrat américain. Ce chiffre semble même en deça de la réalité, car il ne tient pas compte des agents de sécurité privés, qui protègent les membres du gouvernement irakien, les bâtiments officiels ou les représentations diplomatiques étrangères. Soumis par Pierre Streit le Sam, 2007-07-07 18:23
Gazprom et sa future arméeMercredi 3 juillet, le parlement russe a adopté, en troisième lecture, une loi autorisant le géant énergétique Gazprom, ainsi que Transneft (monopole des oléoducs), à entretenir leur propre service de sécurité, armé et doté de pouvoirs élargis. En clair: les agents de sécurité auront les mêmes prérogatives que les forces de l'ordre de l'Etat russe. Le projet de loi doit encore être approuvé par le président Poutine, mais son appui est acquis. On lui prête d'ailleurs l'intention après 2008 de reprendre la direction de ... Gazprom ... D'autres entreprises sont sur les rangs: banques, chemins de fer, mais aussi petites et moyennes entreprises soucieuses de protéger leurs biens. Soumis par Pierre Streit le Jeu, 2007-07-05 19:08
Le "retour" de la RussieFaut-il craindre un retour à une nouvelle "guerre froide"? Les propos menaçants du président Poutine sembleraient le laisser croire, tant il est vrai que l'installation d'un radar en République tchèque et de batteries de missiles intercepteurs en Pologne semblent inacceptables pour Moscou. Depuis la chute de l'Union soviétique, la Russie s'est vue reléguée au rang de puissance secondaire et a dû assister impuissante à l'élargissement de l'OTAN aux pays baltes et à l'Europe orientale, à l'installation de bases américaines en Asie centrale, à la montée en puissance de la Chine et à un renforcement de la présence militaire américaine dans le Pacifique occidental. Soumis par Pierre Streit le Lun, 2007-06-04 20:58
Un océan vraiment Pacifique?Le renforcement de la présence militaire américaine dans l'océan Pacifique se confirme. Outre le repositionnement des forces US dans le sud du Japon, ainsi que le stationnement du porte-avions "USS George Washington" (CVN 73) dans le port de Yokosuka dès 2008, les Etats-Unis vont conduire cet été, dans le secteur de Guam, des manoeuvres aéronavales de grande envergure (3 porte-avions et leurs escortes). Depuis 2006, les exercices "VALIANT SHIELD" sont les plus importants menés par la marine américaine depuis la fin de la guerre du Vietnam. Le redéploiement militaire américain se fait le long d'un axe connu, îles Hawai (Midway)-Wake-Guam: - dès cette année, la majorité des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) seront basés à Bangor, WA; Soumis par Pierre Streit le Mer, 2007-04-18 16:20
Anticiper le futur pour mieux comprendre le présent: une tâche primordiale des services de renseignement?Un reproche courant fait aux services de renseignement est leur apparentement à des services historiques. Au lieu d'anticiper les développements possibles ou probables d'une situation, ils se contenteraient d'en faire le compte rendu… avec une journée de retard. S'il est vrai que pour comprendre une situation actuelle, il est indispensable d'en connaître l'histoire, sur la courte comme sur la longue durée, la tâche première d'un service de renseignement est d'anticiper les événements sous forme de "développements possibles" ou "probables", voire sous forme d'alarmes ou de "warnings". Soumis par Pierre Streit le Jeu, 2007-04-12 18:24
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