Armes à domicile: polémique et désarmement des principaux intéressésIl est de bonne presse, en cette période printanière, de remettre en question le maintient de l'arme d'ordonnance à domicile. Si l'on en croit les sondages recents (lematin du dimanche 22 avril), la majorité des citoyens seraient contre le maintient de cette tradition. Tout en refusant de commenter un sondage, je m'étonne de l'ambiance et du contenu des discussions. Je m'inquiète surtout de la tendance. Plusieurs constatations: La polémique: Les biens pensants de tous bords essaient par tous les moyens de démanteler la volonté d'indépendance et de liberté qui nous a été inculquée par nos ancêtres. Le pire est encore d'utiliser des drames récents pour justifier des gesticulations de déstabilisation. Quel respect pour les victimes! D'un droit à la liberté il y a encore quelques années, ce maintient de l'arme à domicile s'est transformé uniquement en devoir par les détracteurs de notre armée. N'oublions pas que ces mêmes personnes qui, soit-disant, sont partisanes de discussion, lancent des initiatives à l'encontre de notre capacité de défense. Malheureusement, trop souvent, nos défenseurs utilisent des arguments maladroits et risibles comme la mise en péril de nos sociétés de tir (la plupart des membres de ces sociétés ne sont pas ou plus astreints aux obligations militaires!). Désarmement idéologique: Les autorités civiles ou militaires ne prennent pas ou trop peu position. Au même titre qu'un vide sécuritaire, un vide informatif laisse la voie ouverte à tous les abus. Il n'est plus politiquement, ni socialement, facile de prêcher pour un maintien des traditions. De ce fait, le citoyen lambda n'ose plus s'affirmer sur la voie publique. N'est-ce pas de notre devoir d'officier de nous mettre en avant et de porter haut les couleurs? Bien entendu, le fait de porter les couleurs doit se faire en toute loyauté avec la hiérarchie et surtout en respect de notre constitution et non pas en se positionnant en tant que révolutionnaire-éclairé, même si l'on est dans un haut état-major politique au bout de notre Lac Léman. Je constate que l'arrivée des élections fait perdre le bon sens (d'orientation) même à des officiers. Quel dommage et quelle image donne-t-on à l'extérieur de nos rangs! Jusqu'à quand la masse silencieuse, parfois trop confiante, va rester dans ses sapinières? Les règles du jeu ont changé, il s'agit d'être actifs dans les discussions de la rue, tout comme dans les arènes politiques. Sortons du bois et osons! Soumis par Christophe Gerber le Dim, 2007-04-22 14:05
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