Les Canadiens pour un retrait de leurs troupesUn récent sondage vient assombrir un peu plus les perspectives de l'OTAN en Afghanistan : les Canadiens seraient en effet majoritairement opposés au maintien de leurs soldats en Afghanistan, à raison de 55%, si les pertes augmentent (ce qui est évidemment inévitable). Par ailleurs, ils seraient 67% à penser que l'intervention canadienne rend leur pays plus vulnérable au terrorisme, et également 55% que l'Alliance atlantique ne prend pas des mesures suffisantes pour assurer le succès du contingent canadien. Avec quelque 2500 militaires, ce dernier reste l'un des plus importants sur place, et les pertes subies notamment l'an dernier ont laissé dans le public canadien l'image d'un sacrifice national (54 morts depuis 2002) auxquels leurs alliés rechignent. Et le refus affiché notamment par l'Allemagne d'envoyer ses soldats combattre les Taliban aux côtés des Canadiens, des Britanniques et des Américains montre effectivement une disparité qui, lorsque le sang coule, n'est pas plus justifiable que compréhensible dans une perspective internationale. Aujourd'hui, la mission de stabilisation dévolue à l'ISAF revêt pour l'OTAN une importance capitale, et ses représentants ne cessent de répéter que l'échec est interdit. Il en va effectivement dans leur esprit de la survie de l'Alliance, c'est-à-dire de sa capacité à répondre aux défis du XXIe siècle et à démontre son bienfondé, que son origine n'implique pas nécessairement. Et les fractures au sein de la force multinationale, comme les doutes exprimés par des pays membres, tels le Canada où un retrait pour 2009 a été envisagé, sont autant de faiblesses. Or ce n'est plus Slobodan Milosevic qui s'oppose à l'Alliance, mais une guérilla islamiste prête aux pires extrémités pour décourager ses ennemis et ainsi les battre sans le moindre succès militaire... Soumis par Ludovic Monnerat le Mar, 2007-05-08 18:46
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