Royal Navy : deux équipages, un navireConfrontée à des restrictions budgétaires dramatiques, la Royal Navy a recours à des solutions inhabituelles pour tenter de préserver ses capacités opérationnelles : un essai a récemment vérifié la possibilité d'effectuer des rotations entre équipages de navires jumeaux en cours de déploiement, afin d'éviter que chaque navire doive retourner à son port d'attache pour permettre à son équipage d'effectuer une période de repos. Une pratique nommée "Sea Swap", qui romp avec une condition de 5 siècles consistant à avoir un équipage propre à chaque navire. Les expériences menées depuis 2002 par l'U.S. Navy en matière de rotations d'équipages sont pourtant mitigées. Certes, un emploi élargi du Sea Swap pourrait permettre une réduction significative de la flotte, environ 20%, sans réduire ses capacités opérationnelles. Mais la complexité des navires modernes pose des problèmes majeurs lors des rotations, et cette pratique devrait plutôt être limitée à de petits navires, ou à une classe de navires conçus d'emblée en vue de telles rotations du personnel. Pour la Royal Navy, de tels problèmes pourraient toutefois n'être qu'un moindre mal. L'attachement réduit aux navires et les risques qu'entraîne un déploiement sans transition sont en effet contrebalancés par le fait que, dans les conditions budgétaires actuelles, cette flotte fameuse pourrait se résumer à 18 navires de surface effectivement en mer - contre 108 à l'époque de la guerre des Malouines. Un prix particulièrement élevé pour les déploiements terrestres et aériens ordonnés par le Gouvernement travailliste de Tony Blair...
Soumis par Ludovic Monnerat le Mer, 2007-05-16 20:05
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