Armes à domicile : la résistance s'organise

Les tireurs suisses se préparent à défendre le droit de conserver à domicile l'arme de service : cet article publié dans le Blick montre qu'ils s'engageront résolument dans toute campagne visant à réduire ou à supprimer ce droit. Derrière l'aspect sportif du tir réside bien entendu une fondation de l'armée de milice, et c'est cet angle citoyen qui rend la démarche importante : la relation entre État et population dans la détention d'armes ne trouve nulle part ailleurs qu'en Suisse une application aussi démocratique.

D'un point de vue militaire, cette relation n'est certes pas aussi claire : le tir sportif à 300 mètres avec le fusil d'assaut 90 (SiG 550), ou à 50 mètres avec le pistolet 75 (SiG 220), s'est en effet au fil des ans de plus en plus éloigné des besoins de la troupe. Une armée a toujours besoin de soldats qui tirent avec précision, mais pas dans les conditions limpides et avec l'éloignement qu'imposent les stands de tir ; au contraire, l'application de la violence armée se fait désormais de façon ponctuelle et imprévue, à l'exception de brèves phases de combat de haute intensité.

Cependant, si cette évolution des conflits armés met en cause le programme actuel des tirs obligatoires, elle renforce au contraire l'importance de l'armement des citoyens-soldats. Confier la sécurité d'un pays et de sa population à une frange de professionnels n'est pas en phase avec l'ère des guerres sociétales.

Soumis par Ludovic Monnerat le Dim, 2007-05-27 16:23

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