Nouveau volte-face du Conseil fédéral sur les munitions à domicileAlors qu'en septembre dernier, face à la motion de la conseillère aux États socialiste bâloise Anita Fetz, le Conseil fédéral exprimait encore son attachement à la remise de la munition de poche aux militaires, il veut désormais veut interdire cette forme de stockage. Les munitions devraient être rendues aux arsenaux. Apparemment, le nouveau retournement de situation pourrait venir de l'influence de la commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats. C'est en tous cas la position que confirme au Tages-Anzeiger le porte-parole du Conseil fédéral, Oswald Sigg. Bien sûr, une telle mesure serait liée à l'évolution de la sécurité. Sebastian Hueber, porte-parole du DDPS, garde les options ouvertes: "Si la situation changeait, on pourrait alors à nouveau confier la munition aux soldats," explique-t-il. Le parlement doit encore se prononcer, influé par les prises de positions de la commission de la politique de sécurité et le nouveau soutien du Conseil fédéral. Bien que l'exécutif suisse parle d'une seule voix, ces changements de position montrent sans aucun doute que la majorité dans un sens ou dans l'autre est faiblement acquise au sein du groupe des sept Conseillers fédéraux. Il est encore trop tôt pour savoir comment cette tentative de réglementation évoluera. Sur ce dossier qui semble plutôt confus, la clarté viendra sans doute d'une consultation du peuple suisse sur une votation en rapport, comme le maintien de l'arme d'ordonnance à domicile. Les politiques auront alors un signal qui leur dira comment réagir. Le revirement du Conseil fédéral n'est malgré tout pas anodin, surtout à l'aune des arguments avancés lorsqu'il conseillait son attachement à la remise de la munition de poche aux militaires. En septembre, alors que le CF souhaitait le dépôt d'armes et de munitions dans les foyers des citoyens-soldats, cette pratique représentait alors une "démonstration de la volonté de défense des citoyennes et des citoyens suisses" et manifestait le "rapport de confiance qui existe entre les citoyens et l'Etat". Il n'aura fallu que quelques mois pour que ce rapport de confiance devienne caduc. Soumis par Stéphane Montabert le Mer, 2007-06-06 15:01
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