2 ans de prison pour djihad en ligneLe tribunal pénal fédéral a tranché ce jeudi : en affirmant que "le recours au Web est une arme importante au service de l'extrémisme islamiste et la justification de la violence, un élément essentiel de ces groupes terroristes", il a condamné à 2 ans de prison (dont 6 mois fermes) respectivement 6 mois avec sursis un homme et une femme ayant créé des sites Internet appelant ouvertement au djihad et diffusant des vidéos d'exécutions tournées par les réseaux islamistes. Une première dans la lutte contre leur propagande combattante. D'un point de vue extérieur, ces peines semblent naturellement faibles, et l'on peut s'interroger sur leur effet dissuasif, compte tenu des difficultés qui ont précédé la tenue de ce procès, en particulier dans le cadre de l'accusation. Le combat pour les coeurs et les esprits sur le web reste une activité que la police et la justice ont du mal à appréhender, compte tenu du caractère largement immatériel de l'espace cybernétique et de la volatilité des contenus comme des identités. La voie judiciaire a des limites drastiques face au terrorisme idéologique transnational. Cependant, ce jugement est un signal clair pour tous les suppôts de l'islamisme : les filières d'endoctrinement, de financement et de recrutement, bien actives en Suisse, sont et seront combattues par l'État fédéral ; ses services seront d'ailleurs certainement encouragés par ce jugement. D'un autre côté, ce dernier devient un grief supplémentaire pour les islamistes contre notre pays et renforce la probabilité d'une action le prenant pour cible... Soumis par Ludovic Monnerat le Ven, 2007-06-22 07:13
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