Soumis par Jean-Jacques Cécile (non vérifié) le Mar, 2007-08-07 05:57
Le manque de transparence est une nécessité absolue. Une exigence de transparence formulée par un quelconque pays occidental se serait heurté à une fin de non-recevoir de la part des autorités libyennes. Et les infirmières seraient restées en prison. Je ne connais pas un seul gouvernement ou entité, qu'elle soit gouernementale ou terroriste, qui ait accepté que des tractations de libération d'otages se déroulent sur la place publique.
La Libye s'est rendue coupable d'une prise d'otages, certes. C'est là un fait indéniable. Mais pour les diplomates, il s'agissait de prendre acte de ce fait même s'il est profondément injuste et intrinsèquement criminel. Là encore, qu'est-ce que les diplomates auraient dû faire ? Se draper dans leur moralité et laisser les infirmières bulgares croupir dans les geôles libyennes ? Et puis cela fait déjà longtemps que les pays occidentaux conluent des contrats avec la Libye. Pourquoi cette soudaine volée de bois vert ? Ne serait-elle pas, par pur hasard, suscitée en sous-main par des concurrents malheureux qui auraient voulu vendre à la Libye autre chose que des Airbus ? Pourquoi tant de bruit autour de la vente à la Libye de quelques missiles Milan alors que dans le même temps, les Etats-Unis vendent à l'Arabie Saoudite des armes pour plusieurs milliards de dollars ? Vous savez, l'Arabie Saoudite, la terre d'origine de Ben Laden. Le pays qui a fourni à al-Qaeda tant de terroristes de valeur. Le pays où les droits de l'homme, et de la femme bien entendu, sont si bien respectés.