Soumis par Ludovic Monnerat le Lun, 2007-08-20 07:55

Votre commentaire appelle quelques précisions.

Premièrement, les opérations d'évacuation s'effectuent le plus souvent de façon multinationale et aucune nation, à part peut-être les États-Unis, ne peut projeter suffisamment de moyens pour être indépendante ; autrement dit, même des nations comme la France ou la Grande-Bretagne comptent sur l'intégration de petits contingents pour assumer certaines tâches, en fonction des moyens disponibles. Les évacuations du Liban l'an dernier, qui se sont effectuées sans menace directe, l'ont montré. Notamment sur le plan de la location de moyens de transport civils (tout le monde y a recours, et mon expérience à Sumatra m'en a montré l'intérêt).

Deuxièmement, sur la base de son profil et de ses missions (présentés la semaine dernière), le DRA 10 est une unité militaire sans équivalent au niveau suisse. Aucune confusion ne peut exister avec la sécurité militaire, qui est une formation policière et qui opère face à des menaces réduites (dans une perspective militaire, s'entend). C'est précisément parce qu'elle avait une lacune dans ses outils militaires projetables que la Suisse a créé une unité spéciale telle que la DRA 10, qui est apparue dans le Plan directeur de l'Armée XXI. Je me souviens que cet aspect, à l'époque, faisait déjà l'objet d'un soutien politique clair...

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