Soumis par Anonymous (non vérifié) le Lun, 2007-08-20 23:38
Merci pour vos précisions, je ne suis pas tout à fait d’accord avec les opérations d’évacuations, car si je ne m’abuse, l’exemple de la Côte d’Ivoire a montré que la France pouvait tout à fait se débrouiller seule (il faut toutefois rappeler que des compagnies de sécurité locales ont collaboré et que la France disposait déjà d’un contingent sur place). Un autre exemple est l’opération Amaryllis et Turquoise au Rwanda en 1994 où la France a procédé à l’évacuation de 1500 étrangers et au transport de 2500 hommes, 700 véhicules ainsi que 9000 tonnes de matériel en un peu plus d’un mois. D’autre part le cas du Liban est à mon sens un exemple à part, car l’évacuation par la route a rapidement été coupée (vers la Syrie) et le principal flux s’est concentré sur des couloirs que la marine israélienne a laissé libre selon un horaire bien précis, ce qui a obligé à regrouper les nationalités et à remplir les bateaux arrivant de Chypre (le ferry Lera Petra français). Pour ce qui est de l’intégration de soldats suisses lors de pareilles évacuations je ne vois vraiment pas une autre armée en accepter (ou peut-être après de très longues tractations) car il ne s’agit pas d’une action humanitaire dans le genre de Sumatra. Enfin en cas de crise la DFAE envoie ses experts sur place qui sont en charge de l'analyse et prennent contact avec les représentations étrangères pour effectuer l'évacuation des ressortissants suisses. D’ailleurs je me demande ce que ce département pense (en interne) de la poussée du DDPS dans le domaine international... Sur votre second point j'ai malheureusement de la peine à vous suivre : en effet si je vous ai bien compris, en cas de menace réduite, le DRA ne serait donc pas envoyé. Mais en cas de menace élevée, ne procède-t-on pas à une évacuation? Et si ce n'est pas le cas, pourquoi ne pas envoyer les troupes de forteresses et la police militaire pour effectuer la surveillance des intérêts suisses ? Ces derniers sont spécialisés dans ces domaines (surveillance, fouille etc.), à moins que leur niveau d’entraînement ne soit pas assez élevé, ce dont je doute fort. Pour terminer je me demande, sans vouloir paraître trop critique, si ces nouvelles troupes s’inscrivent dans le même concept de la Swisscoy, à savoir le « devoir » de faire des engagements internationaux car il faut remplir les nouvelles missions de l’armée XXI et donc se « montrer » à l’étranger. Mais pensez-vous que le DRA 10 va réellement entrer en action à l'étranger dans le cadre de ses missions, mis à part peut être pour l’instruction des troupes ou d’autres petites missions sporadiques pour les occuper ? Espérons que ce nouvel exemple ne terminera pas comme au Kosovo où le recrutement ainsi que la logistique font souvent défaut (comme l’immobilisation de la quasi totalité des Piranhas due au nombre élevé de kilomètres parcourus), sans parler de la motivation dans une pareille mission.

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