Service civil : pas de changement !Le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui de maintenir la solution de la preuve par l'acte pour l'admission au service civil, et donc de ne pas réintroduire un "examen de conscience" comme condition préalable de toute procédure dans ce sens. Cette décision se fonde sur un rapport du Département fédéral de l'économie, qui conclut notamment que l'augmentation drastique des demandes d'admission au service civil ne menace pas les effectifs de l'armée à moyen terme. Un nouveau rapport sera néanmoins établi d'ici la fin 2012, avec une révision possible en 2013. Après des mois de plaintes pourtant justifiées du côté du DDPS comme de l'armée, suite à la multiplication des demandes (y compris au sein des cadres), le Conseil fédéral a donc refusé d'infléchir le cap. Un constat doit notamment être fait : la mesure d'urgence prise ces derniers mois, et consistant à empêcher (comme par le passé) les militaires déposant une demande d'admission d'être immédiatement libérés de leurs obligations, a abouti à une nette diminution des demandes lors des écoles de recrues du printemps 2010. La possibilité de pouvoir instantanément échapper au devoir de servir sous les drapeaux, y compris sur un coup de tête, a donc joué un rôle dans le phénomène. Malgré cela, la question du service civil et l'inaptitude au service militaire proportionnellement importante au sein d'une classe d'âge restent des menaces pour le système de milice tel que nous le connaissons, et donc pour la prise en charge par le citoyen-soldat de la responsabilité de défendre et de protéger le pays. Alors que les enquêtes d'opinion montrent un soutien constant pour l'armée au sein de la population, mais avec une légère préférence pour une armée de métier (sans que les coûts d'un tel modèle soient présentés au sondés, ceci dit), ces aspects doivent impérativement être pris en compte dans la définition et dans le développement de la politique de sécurité. Soumis par Ludovic Monnerat le Mer, 2010-06-23 11:30
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