WeblogLa guerre intra-palestinienne qui ne dit pas son nomL'affrontement constant entre les milices du Fatah et du Hamas n'est pas à la mode; les médias font preuve d'une étonnante retenue lorsqu'ils prennent d'évoquer ces batailles de rues sanglantes entre factions. Il est vrai que cette guerre fratricide creuse une faille béante dans l'unité de façade que les mouvements palestiniens essayent d'afficher dans leur lutte contre leur ennemi désigné, l'oppresseur sioniste... Pourtant, la bande de Gaza est le théâtre d'affrontements aussi quotidiens que sauvages entre des combattants affiliés aux deux organisations rivales. Aujourd'hui encore, des heurts entre Fatah et Hamas ont entraînés trois morts (selon un bilan révisé) et onze blessés - et ce malgré l'annonce d'une trêve - lors d'une première fusillade. Les victimes sont apparentées au Fatah; elles ont été tuées par balles au nord de la ville de Gaza, alors que d'autre agents du Hamas mettaient le feu à un bureau du Fatah dans la même ville. Un quatrième palestinien pris dans un échange de tirs a été tué dans un marché à Khan Younés, dans le sud de Gaza. Les responsables des deux mouvements avaient pourtant annoncé une trêve la nuit même, dans l'espoir de mettre fin aux violences partisanes. Depuis vendredi, les violences ont fait au moins 6 morts et des dizaines de blessés, et la journée n'est pas finie. Les informations filtrant de la bande de Gaza étant toujours peu nombreuses et à prendre avec précautions, il est difficile de réaliser pleinement l'ampleur des luttes qui se déroulent là-bas. Sans doute, les appareils politiques de ces mouvements n'ont pas le contrôle sur toute la hiérarchie des groupes qui leurs sont apparentés. On imagine que sur le terrain, les tensions sont exacerbées tant par les ruptures de trêves que chacun impute à l'autre que par l'armement léger porté par le moindre milicien, et qui peut faire dégénérer la plus petite dispute en règlement de compte à grands coups de rafales. La discipline n'est pas vraiment la valeur centrale des appareils palestiniens. Toutefois, on peut aussi se demander si le Hamas et le Fatah n'utiliseraient pas dans leur lutte d'influence les mêmes techniques qu'ils ont usés à plusieurs reprises dans leur combat contre l'Etat hébreu - promouvoir la paix temporaire, la négociation et le gel de l'activisme en haut lieu, tout en laissant des "groupuscules hors de tout contrôle" violer continuellement ces engagements sur le terrain. Mais pour tirer cela au clair, il faudrait évidemment une enquête menée par des tiers de confiance et il est peu probable que de telles investigations voient le jour. De même, impossible de savoir qui provoque qui, à supposer qu'un seul des deux mouvements soit responsable des troubles. Selon une mère de famille palestinienne évoquant un accrochage, "les balles ont pulvérisé les fenêtres et criblé les murs de la chambre. Les enfants pleuraient et nous leur avons crié de cesser les tirs." Non seulement les affrontements entre milice semblent échapper à tout contrôle hiérarchique, mais on peut aussi redouter une escalade des méthodes. A partir de quand les médias parleront-ils de guerre civile? Soumis par Stéphane Montabert le Lun, 2007-05-14 15:55
Guerre civile palestinienne
Le Mutisme total de la TSR, au 19:30 du dimanche 13, au 12:45 ainsi que le 19:30 du lundi 14 mai, alors que les combats faisaient rages et que la très anti-israélienne Euronews montrait en boucle les événements est la preuves absolus de la partialité de la TSR.
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