RevueTriomphe des dames bien-pensantes
Comme quoi un patient travail de sape permet d’arriver bien plus efficacement à la liquidation de l’armée, que des initiatives radicales à répétition. La radio nous a servi les commentaires ravis de diverses élues — roses, vertes et mordorées — trop heureuses d’avoir convaincu le Conseil des Etats de sacrifier à l’antimilitarisme ambiant, en interdisant aux militaires d’emporter leurs munitions à la maison. On nous dira que c’est un bienfait pour la sécurité publique. On répondra qu’il ne s’agit que d’une gesticulation hypocrite. Après tout, le nombre de morts par usage de l’arme et des munitions de service demeure dérisoire. Si les dames du parlement se préoccupaient vraiment de la sécurité de leurs concitoyens et de leurs enfants, elles agiraient contre les vraies menaces mortifères, celles qui font des milliers de morts inutiles chaque année — cigarette, circulation, pollution, malbouffe... En réalité, cette instrumentalisation de l’émotion populaire qui surgit chaque fois qu’un cinglé utilise son arme de service pour régler ses comptes, est avant tout la nouvelle stratégie des milieux de la gauche pour supprimer l’armée. Ils ont trouvé là un terreau très favorable, émotionnel et politiquement correct. Déjà, les dames sus-mentionnées préparent la prochaine étape, l’interdiction de l’arme au domicile des soldats. Demain sans doute, elles exigeront qu’on ne voie plus de militaires dans les gares et dans les trains, pour ne pas traumatiser les enfants — sans parler des avions de combat, évidemment, qu’il faudra clouer au sol.
Philippe Barraud
Cet article a paru sur Commentaires.com et a été reproduit ici avec l'autorisation de l'auteur, que la RMS remercie. Soumis par Ludovic Monnerat le Sam, 2007-06-23 22:11
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