WeblogIrak : les "leçons" du passé ?Face à la volatilité de la situation irakienne, l’armée américaine tend à se tourner vers le passé, afin de comprendre comment conduire avec succès une « contre-guérilla » ou une « contre-insurrection ». L’exemple qui suscite le plus d’intérêt est la guerre d’Algérie (1954-1962) et la bataille d’Alger (1957). En Algérie comme en Irak, les foyers d’instabilité principaux se trouvent en ville. Dans les deux cas, l'adversaire est partout et nulle part; une armée régulière est confrontée à des formes de guérilla ou à des groupes armés adeptes du terrorisme de masse; le temps joue en leur faveur. Les deux conflits présentent aussi des différences, dans la mesure où en Algérie, l'armée française avait la conviction de combattre sur son sol, avec l'appui d'une partie de la population, les "Pieds-Noirs" (plus de 10% de la population algérienne en 1959) et les harkis. "Comparaison n'est donc pas raison", et des parallèles trop faciles contribuent à donner de deux situations historiques complexes une image trop schématique. L’exemple algérien fait presque oublier que les Britanniques ont été confrontés eux aussi à une insurrection en Irak en 1920. Lorsqu’ils occupent Pour les Américains, il semble trop tard pour tirer des leçons du même type, alors que le pays est déjà en proie à une guerre civile qui ne dit pas son nom.
PS Soumis par Pierre Streit le Dim, 2007-07-22 13:27
|