La France consacre 1,92% de son PIB, gendarmerie incluse, à son effort de défense, contre 2,08% pour la Grande-Bretagne et 3,8 % pour les États-Unis (plus de 4 % si l'on inclut l'effort budgétaire consacré à l'Irak et à l'Afghanistan). L'Allemagne et l'Espagne sont autour de 1%. Les effectifs européens sont pourtant supérieurs aux effectifs américains: 1,816 million contre 1,366 million. En matière d'équipement, le budget américain est deux fois et demie supérieur au budget global européen. Le déséquilibre est le même en matière de recherche et de développement: les Etats-Unis y consacrent 67 milliards d'euros, les Européens 11 milliards. Dans l'Europe à vingt-sept, deux pays accomplissent 40% de l'effort de défense: la Grande-Bretagne et la France.
En été 2007, la France déploie 12000 soldats en opérations extérieures, répartis essentiellement sur cinq théâtres: 2100 en Asie Centrale, 1650 au Liban, 2300 dans les Balkans, 2900 en Côte-d'Ivoire et 1150 au Tchad. Chaque année, 60000 soldats, hommes et femmes, partent effectuer des missions de deux à six mois sur ces théâtres. En outre, 23000 militaires servent au sein des forces de souveraineté dans les départements et collectivités d'outre-mer ou au sein des forces prépositionnées dans certains pays d'Afrique. Ce sont donc près de 80000 hommes et femmes qui participent chaque année à ce type de mission.
Dans l'état actuel des prévisions du ministère de la Défense, selon Hervé Morin, ministre de la défense, les crédits d'équipement annuels devraient passer d'une moyenne de 15,4 milliards d'euros, entre 2003 et 2007, à une moyenne de 21,9 milliards d'euros entre 2009 et 2013, soit une augmentation de 42 % en volume sur la période, particulièrement marquée à partir de 2009, avec une marche de 2,9 milliards d'euros, soit une progression de 17% par rapport aux crédits prévus pour 2008.