WeblogL'armée au bord du gouffre ?Le Chef de l'Armée est revenu ce dimanche, via une interview dans Sonntag (un extrait est disponible en ligne), sur la situation financière de l'armée et ses conséquences, notamment sous l'angle de la flotte d'avions de combat. Les propos du commandant de corps André Blattmann sont très clairs : il manque chaque année quelque 725 millions de francs à l'armée, et celle-ci ne peut garantir sa capacité de remplir les missions qui lui sont confiées. Les coûts impliqués par le nouvel avion de combat sont ainsi estimés à quelques 7 milliards de francs par le CdA : 2,2 milliards pour l'acquisition de l'avion même, le double pour acheter ses armes et instruire le personnel, et le reste pour tenir compte des frais d'exploitation. Compte tenu des ressources actuelles de l'armée, une telle acquisition aurait donc des conséquences sur les autres composantes, peut-être sous forme de restrictions. On ne peut que saluer ici la volonté du premier soldat du pays de dire haut et fort, à notre population et à nos dirigeants politiques, les conséquences des économies successives faites sur le dos de l'armée de milice. Il va de soi que des décisions sont désormais nécessaires, soit dans le sens d'un financement accru de l'armée, soit pour adapter celle-ci aux conditions-cadres actuelles, ou peut-être dans une combinaison des deux. Soumis par Ludovic Monnerat le Dim, 2009-10-25 23:55
F-18
Quel avenir ?
En relation avec cette intervention : l’évolution des coûts pour l’achat d’avions de combat.
Grosso modo, en vingt ans, entre la fin des années 50 (F-86 : 300'000 dollars / pièce) et la fin des années 70 (F-15 : 30 millions de dollars), les prix ont pratiquement été multiplié par dix. En Suisse les 110 Tiger F-5E/F ont coûté moins de 2 milliards de francs (soit 17,5 millions pièce), alors que les F/A-18 ont nécessité une dépense de 3,4 milliards de francs (soit 100 millions pièce) pour 34 appareils. Bien entendu, cette question devrait prendre en compte l’évolution générale des prix, l’évolution du PIB, voire la croissance, etc.
Cependant, à moins que la défense aérienne n’opte pour des solutions moins onéreuses (par exemples drones de combat), il deviendra de plus en plus difficile, pour un pays comme la Suisse, d’assurer seule la défense de son espace aérien. La même question se pose aussi pour des tâches de reconnaissance ou d’attaque au sol, missions qui ne sont actuellement plus assurées par les forces aériennes suisses.
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La presse se demande si l’armée a jeté 700 millions de francs par les fenêtres en achetant un système informatique FIS qui ne fonctionne pas?
POur ma part, j'ai cru lire que ce système de conduite avait reçu "son bapteme du feu" lors de l'Euro 2008 et que les résultats étaient concluants et que l'armée de terre espagnole l'utilisait à satisfaction. Mais soudain on apprend que cela ne fonctionne pas et qu'au mieux tout sera operationnel en 2015 avec le risque que la technologie soit dépassée.
En d'autres termes, est-on dans une problématique technique d'un projet qui a mal été conduit? Ou alors sur une problématique lié à la doctrine de Maurer voulant revenir à un modele d'armée très classique refractaire à tout achat d'arme non conventionnelle?
Dans les deux cas c'est très inquiétant. En effet ce système doit consituer l'architecture de base pour la conduites des opérations à l'avenir. C'est donc un enjeu tout aussi fondamental que l'achat d'avions. le pilotage de ces acquisitions est lamentable et le manque d'argent n explique pas tout.
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