WeblogLes manoeuvres confuses d'Ueli MaurerLe moins que l'on puisse est que la confusion règne au sommet du Département de la Défense, de la Protection de la population et des Sports (DDPS). Cette semaine, la Weltwoche a ainsi révélé le document de base produit par le DDPS en vue des discussions de Wattenwyl entre le Conseil fédéral et les partis. Comme l'étude du document mis en ligne le permet, il s'agirait de réorienter fondamentalement l'armée pour en faire un instrument centré sur l'appui aux autorités civiles, et non sur la capacité de faire la guerre. En d'autres termes, une transformation en auxiliaire de la police et d'autres organisations civiles et cantonales. Pourtant, durant les entretiens en question, ce vendredi 7 mai, Ueli Maurer lui-même n'a pas défendu cette base de discussion, laquelle a de toute évidence été élaborée dans intégrer les responsables de l'armée, puisqu'elle contredit - d'après plusieurs affirmations - le contenu du futur rapport d'armée (sans même parler du projet de RAPOLSEC). Le Chef du DDPS critique aujourd'hui la Weltwoche et l'accuse d'avoir mal compris le texte, mais la renonciation à la primauté de la capacité de combat figure bel et bien dans ce dernier. S'agit-il d'une provocation s'inscrivant dans une tactique définie ou d'une bévue comme les administrations peuvent en commettre ? Il est en tout en cas bien difficile de ne pas partager l'impression selon laquelle les autorités politiques responsables de la sécurité du pays et du développement d'un instrument majeur à cette fin, à savoir l'armée, ne démontrent une compétence éclatante en la matière. Soumis par Ludovic Monnerat le Dim, 2010-05-09 08:32
Les manoeuvres confuses d'Ueli Maurer
En lisant les divers communiqués parus dans les journaux et après avoir lu le rapport de sécurité 2010, je me demande vraiment si nos politiques sont à la mesure des défis à venir.
Il faudrait quand même rappeler qu’une armée est destinée à protéger ses habitants, son territoire. La Suisse a connu la chance d’éviter deux guerres mondiales, ce qui lui a servi à son essor, mais nous a complètement « desservi » au niveau psychologique si on peut imager ainsi. On se sent loin de tout problème, on est de plus en plus individuel et l’on rechigne à donner une partie de son temps à l’Etat. Rien ne peut nous arriver, on est les meilleurs….. La Suisse a été protégée jusqu’à maintenant, alors une guerre future…. De toute façon, on ne tiendrait pas. Voici ce que l’on entend souvent parmi les gens. Ce qui reflète de l’auto-flagellation constante, quel état d’esprit avons-nous ! Il est à noter que les Pays limitrophes ne se posent pas cette question !!
Sans volonté, rien ne se fait, et ceci est valable pour la vie courante. La Suisse est une nation, certes petite, mais nous avons des atouts à jouer. Nous n’avons pas à nous abaisser continuellement envers les autres pays. Malheureusement au niveau politique, rien ne se dégage pour donner l’impression qu’une direction stratégique sur le long terme est suivie. Comment voulez-vous que la population s’identifie à un appareil d’Etat si celui-ci envoie bourdes sur bourdes dans les journaux ?
Le rapport de sécurité aurait pu faire un état des lieux des « institutions » qui génèrent de la sécurité en Suisse et de prévoir leur développement :
- L’armée, sa mission, ses atouts, ses faiblesses, les mesures prises pour rectifier celles-ci. Refaire un site internet qui permette de mettre en valeur la qualité des équipements, la structure, les centres de compétences, et de montrer des reportages sur les unités. Un aperçu global d’une armée et non un site à tiroir où l’on si perd (admin.ch DDPS etc.)
- La douane, sa mission, ses nouvelles prérogatives en matières Schengen, ses objectifs
- Les Services secrets civils et militaires, leur base juridique, les moyens à développer, les objectifs stratégiques : interne au pays, externe: militaire et Politique (je pense qu’il faudrait suivre la politique européenne des pays France, Allemagne, Italie, pour éviter des crises telles que le secret bancaire et US). Les troupes spéciales, les utiliser pour la recherche de données sensibles, protections des ressortissants suisses à l’étranger etc. Cyberespace, création d’une unité de protection/attaque adéquate
- La protection civile, sa mission, ses objectifs
- La police, état des lieux, fedpol etc. (niveau de pénétration des mafias, corruption)
On aurait eu au moins un aperçu global du domaine de la sécurité en Suisse.
Sans oublier un chapitre sur le Département des affaires étrangères, qui participe aussi à la projection de l’image de la Suisse au niveau international et qui apporte aussi des renseignements utiles. Et la 5eme Suisse, on pourrait créer un service qui s’en occupe. Des gens compétents binationaux pourraient très bien conseiller des politiques sur certaines situations qui peuvent venir délicates. Eux aussi participent à l’image de la Suisse à l’extérieur.
La prochaine crise sera peut-être celle des budgets des Etats de l’UE, voyez le résultat en Grèce. Et si cela arrivait en Espagne, France, Italie, Allemagne, imaginez les troubles intérieurs que cela pourrait générer….si toute la zone euro s’effondre ? Est-ce que la Suisse sera à même d’anticiper une telle crise ? L’avenir nous le dira.
répondre
|