Pierre Streit

La logistique « just in time, just in case » ou comment apprendre à gérer les pénuries

Transport terrestre en Irak, 2003Depuis 1989, la logistique militaire a connu une évolution majeure, passant d'une logistique de masse à une logistique axée sur les besoins, avec pour leitmotiv « le bon article au bon endroit, au bon moment et dans la bonne quantité ».

Cette nouvelle philosophie, au cœur de la logistique militaire américaine, a été éprouvée lors de l'opération « Iraqi Freedom ». Le fait que l'autonomie logistique est censée correspondre aux besoins des opérations s'est révélé très exigeant tant du point de la gestion des stocks que de leur suivi, du dépôt jusqu'au destinataire.

Soumis par Ludovic Monnerat le Mer, 2007-03-14 19:06

Opération « DAGUET » (1990-1991) : une logistique de projection

 

 La logistique actuelle de l'Armée de terre française a été éprouvée en grande partie lors de l'opération Daguet en 1990-1991. Les réflexions et les leçons tirées de cet engagement ont fortement influencé la professionnalisation décidée en 1996 par le Président de la République.

L'opération «DAGUET» la réponse de la France à l'invasion du Koweït par l'Irak le 2 août 1990. Si cette opération met en évidence les qualités tactiques de l'Armée de terre, elle souligne aussi son manque de cohérence opérationnelle. En effet, la division Daguet est une division ad hoc, intégrée dans un dispositif à cinq composantes, sous les ordres du général de corps d'armée Michel Roquejoffre:

Soumis par Ludovic Monnerat le Jeu, 2007-01-04 20:51

La «guerre de l’après-guerre» peut-elle encore être gagnée en Irak?

 

 Après avoir essayé de caractériser l'ennemi polymorphe que les Américains doivent affronter actuellement en Irak, il est inévitable de se demander si ceux-ci, vu leurs moyens, peuvent encore remporter un succès, trois ans après la fin officielle des hostilités[1].

Soumis par Ludovic Monnerat le Lun, 2006-10-02 15:51

Quel ennemi pour les Américains en Irak?

Ecrit par le cap Pierre Streit

 

Le 17 avril 2006, les Marines américains ont repoussé une attaque coordonnée d'insurgés irakiens à Ramadi. Dirigée contre le siège du Gouvernement local et deux postes d'observation américains, cette action, qui a duré nonante minutes, a impliqué des assaillants équipés de RPG, appuyés par des mortiers et des voitures-suicide.

Depuis la fin officielle des hostilités en Irak en mai 2003, les forces américaines et alliées font face à une opposition armée tantôt appelée «insurrection», tantôt «résistance» à l'occupation, dans une vraie guerre de l'après-guerre, avec son lot d'actions isolées et d'actions de plus grande envergure comme à Ramadi. Plusieurs questions suscitent l'attention au sujet de ces «insurgés».

 

Combien sont actifs?

Selon les sources officielles américaines, les effectifs combattants seraient compris entre 8000 et 12000 hommes organisés en cellules indépendantes, chiffre qui atteindrait 20000 si l'on y ajoute les sympathisants actifs chargés du renseignement et du soutien logistique[1]. Il est impossible de donner un chiffre plus précis en raison de la nature même de cette insurrection. Celle-ci n'a pas un caractère national, comme c'était le cas dès 1954 en Algérie. Les Kurdes ne la soutiennent pas, alors que les chiites sont peu impliqués malgré l'existence de milices chiites comme celle de Moqtada al-Sadr. Les actions les plus violentes sont conduites par les insurgés d'origine étrangère dont le nombre n'excède pas 3000 combattants. L'autre caractéristique de l'insurrection est l'absence de commandement unifié, sa décentralisation et son organisation cellulaire.

Soumis par Ludovic Monnerat le Lun, 2006-08-21 20:17
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