Parution mai 2006

1506-2006: Les cinq cents ans de la Garde suisse pontificale

Ecrit par le sgt Christian Richard

 

La formule de prestation de serment de la Garde suisse, qui est prononcée tous les 6 mai lors de la fête souvenir du massacre des Suisses, lors du Sac de Rome en 1527, dit ceci: «Je jure de servir, fidèlement, loyalement et de bonne foi, le Souverain Pontife régnant et ses légitimes successeurs; de me dévouer pour eux de toutes mes forces; sacrifiant, si nécessaire, ma vie pour leur défense. J'assume les mêmes devoirs vis-à-vis du Sacré Collège des cardinaux durant la vacance du Siège apostolique. Je promets, en outre, au Commandant et aux autres supérieurs, respect, fidélité et obéissance. Je jure d'observer tout ce que l'honneur exige de mon état».

C'est dans cet esprit d'humble abnégation que la Garde suisse accomplit son service chaque jour de l'année, honorée de la confiance du Souverain Pontife. Ce corps militaire, plusieurs fois centenaire, au service de la Papauté, plus précisément rattaché à la personne du Souverain Pontife, reconnu pour sa fidélité, son engagement et son dévouement sans limite pour la Sainte Eglise catholique, a toujours assuré la sécurité sans faillir.

Soumis par Ludovic Monnerat le Lun, 2006-08-21 20:39

Sur la piste des snipers!

Ecrit par James Sarazin[1]

 

La guerre de Bosnie a révélé un nouveau danger pour les unités militaires chargées du rétablissement ou du maintien de la paix: le tireur d'élite. Embusqué à bonne distance, il a causé des ravages dans les rangs des soldats de la SFOR en toute impunité. Un temps seulement car, aujourd'hui, le chasseur est devenu gibier: un nouveau système de détection par laser permet de le localiser avant même que puisse agir.

 

Au premier coup d'oeil, l'engin ressemble à un bon vieux radar de la police routière, une boîte métallique rectangulaire en acier montée sur un trépied avec, sur une face, deux petites fenêtres vitrées. Ce n'est pourtant pas l'automobiliste pressé que traque cet appareil, mais un tout autre gibier, le sniper.

Dans les conflits modernes, faits souvent d'engagements rapprochés, ces tireurs d'élite représentent pour les états-majors un cauchemar, non seulement par les victimes qu'ils provoquent, mais aussi par l'insécurité qu'ils engendrent en permanence parmi les soldats et la population. Menace d'autant plus lourde qu'ils agissent par définition en toute impunité, à l'abri d'un bâtiment ou d'un couvert qui les rendent pratiquement indétectables par les procédés visuels classiques. Une vulgaire carabine devient ainsi l'arme absolue contre des opérations de maintien de la paix.

Soumis par Ludovic Monnerat le Lun, 2006-08-21 20:28

Quel ennemi pour les Américains en Irak?

Ecrit par le cap Pierre Streit

 

Le 17 avril 2006, les Marines américains ont repoussé une attaque coordonnée d'insurgés irakiens à Ramadi. Dirigée contre le siège du Gouvernement local et deux postes d'observation américains, cette action, qui a duré nonante minutes, a impliqué des assaillants équipés de RPG, appuyés par des mortiers et des voitures-suicide.

Depuis la fin officielle des hostilités en Irak en mai 2003, les forces américaines et alliées font face à une opposition armée tantôt appelée «insurrection», tantôt «résistance» à l'occupation, dans une vraie guerre de l'après-guerre, avec son lot d'actions isolées et d'actions de plus grande envergure comme à Ramadi. Plusieurs questions suscitent l'attention au sujet de ces «insurgés».

 

Combien sont actifs?

Selon les sources officielles américaines, les effectifs combattants seraient compris entre 8000 et 12000 hommes organisés en cellules indépendantes, chiffre qui atteindrait 20000 si l'on y ajoute les sympathisants actifs chargés du renseignement et du soutien logistique[1]. Il est impossible de donner un chiffre plus précis en raison de la nature même de cette insurrection. Celle-ci n'a pas un caractère national, comme c'était le cas dès 1954 en Algérie. Les Kurdes ne la soutiennent pas, alors que les chiites sont peu impliqués malgré l'existence de milices chiites comme celle de Moqtada al-Sadr. Les actions les plus violentes sont conduites par les insurgés d'origine étrangère dont le nombre n'excède pas 3000 combattants. L'autre caractéristique de l'insurrection est l'absence de commandement unifié, sa décentralisation et son organisation cellulaire.

Soumis par Ludovic Monnerat le Lun, 2006-08-21 20:17
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